Message de Michèle Bernard

En Souvenir de Margot disparue en Octobre 2007

Loin de moi et des yeux, tu fus,

T’approcher de près, je ne pus,

Ton attitude altière,

Tête haute, digne et fière.

 

Margot, tu te laisses lentement,

Approcher, tout en tremblant,

Le regard fier, les cils dressés,

Mes caresses viennent te troubler.

 

Alors la glace fond entre nous,

Péril en demeure, d’un coup ;

Salivant, sourire aux lèvres,

Ma présence commence à te plaire.

 

Les mois se succèdent, amènes,

Identique à toi-même

Allongée, suite à mes caresses

Savourant ce moment de tendresse.

Margotton la reine du Gouaineix,

Et cela, personne ne le sait,

Moi seul, t’ai ainsi baptisée,

Pour, des autres, te démarquer

 

L’avenir s’annonce serein,

Tu ne crains pas les lendemains,

Tu sais, au fond de toi, l’Amour

Porté, par les gens qui t’entourent.

 

Demain, arrivera la fin ;

Avons parcouru du chemin ;

Toi, tu iras vers l’au-delà,

Nous, nous restons ici-bas.

 

Tu fus extraordinaire,

Ici bas, sur notre terre ;

Ta longue traîne constellée

Le témoin, à jamais, en est.

 

Michèle Bernard

Margot du Ruisseau Ensoleillé

Alex Von Wildmannsgraben & Idylle du Ruisseau Ensoleillé